Vous l’avez sûrement entendu ce week end, c’est le nouveau scandale qui frappe Volkswagen, mais qui toucherait également Daimler (Mercedes), BMW et Bosch qui a été révélée par le New York Times ce samedi.

Des tests d’émissions polluantes sur des singes

L’histoire débute en 2014 dans un centre de recherche américain, l’UEGT, et fondé par les quatre manufacturiers allemands.

Le centre a mené une expérience pour le moins choquante : une Volkswagen Nouvelle Coccinelle Diesel a été utilisée pour faire inhaler des gaz d’échappements à 10 singes. Le test avait pour but de démontrer la non nocivité des émissions de gaz d’un véhicule Diesel.

Le Times raconte que ces 10 singes étaient enfermés dans une pièce hermétique, et regardaient des dessins animés pendant qu’on leur faisait inhaler les gaz d’échappement de la Coccinelle. Il précise également que le véhicule fourni émettait beaucoup moins que toxines que les véhicules de série et que les résultats étaient donc manipulés.

Le constructeur Volkswagen s’est déjà excusé pour ces tests, déplorant « le manque de jugement de certaines personnes » et dit convaincu que la méthode utilisée était mauvaise.

D’autre part, Bosch a assuré avoir quitté ce centre de recherches dès 2013, tandis que BMW dit ne pas avoir participé ni à la conception, ni à la pratique de ces tests. Daimler, quand à lui, a annoncé à Bloomberg ouvrir une enquête interne.

Cette étude, réalisée peu avant le Dieselgate qui a tant ébranlé Volkswagen, est un nouveau coup de massue pour l’automobile allemande.

Des tests d’émissions polluantes sur des humains

Cependant, de nouvelles révélations du journal allemand Süddeutsche Zeitung affirment aujourd’hui que d’autres tests encore plus révoltants ont été réalisés sur vingt-cinq humains en bonne santé. Ces personnes ont inhalé des oxydes d’azote (NOx).

La ministre allemande de l’Environnement, Barbara Hendricks, a annoncé que le minimum attendu de la part des manufacturiers allemands, est qu’ils prennent leurs distances avec ces tests, et présentent leurs excuses, mais qu’il était nécessaire de faire la lumière sur « les dessous de ce scandale ».

L’UEGT était un organisme spécialisé dans la santé dans les transports, fondé principalement afin de démontrer la non nocivité des véhicules Diesel. Suite au Dieselgate, les constructeurs avaient décidé de mettre fin aux activités de l’UEGT en 2017.

Il nous semble utile de rappeler que d’après une commission du Parlement Européen, 72 000 personnes en Europe sont décédées prématurément en 2012 à cause de la pollution aux oxydes d’azote, dont les véhicules Diesel sont les premiers responsables.

Une affaire à suivre donc !

 

 

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